Emilio Imbriglio: Lauréat du Prix MBA Hommage

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Quand on découvre le parcours d’Emilio Imbriglio, on se demande s’il n’a pas reçu du temps additionnel d’un coup de baguette magique tellement ses réalisations sont nombreuses. Celui qui se plaît à dire qu’il a mené trois carrières en parallèle est lauréat du Prix MBA Hommage de l’Association des MBA du Québec.

Quand on découvre le parcours d’Emilio Imbriglio, on se demande s’il n’a pas reçu du temps additionnel d’un coup de baguette magique tellement ses réalisations sont nombreuses. Celui qui se plaît à dire qu’il a mené trois carrières en parallèle est lauréat du Prix MBA Hommage de l’Association des MBA du Québec.

Né au Québec, ce fils d’immigrants italiens grandit sur Le Plateau-Mont-Royal, parlant le français dans la rue et l’anglais à l’école. Lorsqu’il monte chez lui, au troisième étage, il se retrouve comme au pays de Dante et converse en italien.

« On mangeait, on parlait et on respirait l’Italie », se souvient-il.

Sans plan de carrière précis, mais inspiré par un membre de sa famille, il suit son instinct et étudie en comptabilité à l’Université Concordia pour devenir comptable. Il termine ensuite une maîtrise en administration des affaires à l’Université McGill. Un chapitre important de sa vie s’ouvre alors, puisqu’il deviendra professeur d’université pendant 18 ans, enseignant dans ces deux institutions.

« J’ai eu plus de 6000 étudiants au fil des années, dit-il. Et je n’ai jamais vraiment quitté l’école, que ce soit comme professeur ou étudiant. J’habite même à mi-chemin entre Concordia et McGill. »

En parallèle à ses années d’enseignement, il est associé dans un bureau de comptables et s’investit dans diverses entreprises, notamment des secteurs du meuble, des cosmétiques et de l’immobilier. Il s’engage en plus dans l’action philanthropique et les grandes campagnes de financement, notamment dans le milieu de la santé. Au courant de sa carrière, il fait partie de plus d’une trentaine de conseils d’administration, autant pour de grandes entreprises — comme Raymond Chabot Grant Thornton, H. Grégoire et Equisoft — que des organismes à but non lucratif. Encore aujourd’hui, il continue d’apporter sa contribution à « de belles entreprises » comme il le souligne, à titre d’administrateur.

Dans son temps libre, il voyage, joue au volleyball, fait du vélo, de la randonnée, et passe le plus de temps possible à lire.

Passionné d’histoire, d’architecture, de sciences et de technologies, il lit tout ce qu’il peut trouver sur le climat, l’intelligence artificielle et la transformation numérique, pour mieux comprendre les liens entre ces systèmes, le monde des affaires et la finance.  

Le leadership en temps de crise

Encore aujourd’hui, Emilio Imbriglio donne des cours à l’École de gestion John-Molson à titre de fellow chef d’entreprise. Sa formation la plus récente touche la gestion en temps de crise, une expertise qu’il a eu l’occasion de mettre en pratique au cours de ses deux dernières années comme président-directeur général de Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), alors que la pandémie de COVID-19 frappait le monde. Avec 110 bureaux et des milliers d’employés et employées, la firme de services professionnels s’est retrouvée plongée dans une situation sans précédent.

« Je ne m’attendais pas à vivre une gestion de crise comme la COVID-19 », dit Emilio Imbriglio, dont le mandat à la tête de RCGT s’est terminé en décembre 2021, après neuf ans de services.

« Dans une situation pareille, comme gestionnaire, on doit prendre en considération à la fois le personnel, les clients et les communautés, poursuit-il. On ne voulait pas être un vecteur de contagion. Ces dernières années ont été tristes pour la société, mais fascinantes du point de vue managérial. Une crise, c’est une occasion à saisir pour bâtir quelque chose qui va durer. »

Car pour lui, une personne qui exerce un bon leadership en est une qui laisse un legs durable — culturel ou structurel — et qui profite des occasions qui passent pour mettre en place une saine gouvernance. Elle est intègre et n’essaie pas de plaire à tout un chacun, mais de convaincre une majorité de personnes de la suivre, tout en faisant preuve d’adaptabilité, d’écoute et d’empathie.  

« Il n’y a pas de recette pour être un bon leader, dit-il. Il faut être conscient que ce qui nous amène à une position de leadership, c’est le fait d’être prêt à faire ce que d’autres ne recherchent pas. »

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